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Le 12 janvier François Hollande a lancé un avertissement à ses successeurs à l’Elysée à l’égard de la Russie, estimant qu’
« il ne suffit pas de répéter à l’envi qu’il faut parler à la Russie » pour régler les crises, notamment syrienne et ukrainienne.
Les États-Unis accusent la Russie d’avoir influencé le résultat de l’élection américaine de novembre dernier par le biais de cyberattaques. La crainte de piratages a gagné l’Europe, où des Elections auront lieu en France et en Allemagne en 2017.
Les relations franco-russes seront sans doute un des sujets de l’élection présidentielle en France. François Fillon qui a remporté la primaire de la droite et du centre veut par exemple refuser les sanctions à l’encontre de la Russie et proposer un nouveau partenariat commercial entre l’Union européenne et la Russie. La Russie compte plusieurs soutiens au sein de la classe politique française.
Pourtant, aujourd’hui, au début de 2017, les relations politiques franco-russes sont assez tendues. Elles se sont dégradées depuis que la France avait lancé des accusations à l’encontre du président russe, Vladimir Poutine.
À la question de la journaliste visant à savoir s’il n’y avait pas en ce moment de contacts politiques sérieux entre Moscou et Paris, d’autant plus qu’à chaque fois que cette question est évoquée on rappelle que les deux dirigeants « se parlent tous les jours », l’ambassadeur de Russie en France, M. Orlov a pointé qu’ « On ne se parle pas tous les jours et malheureusement les relations sont assez crispées depuis que la France a accusé la Russie de crimes de guerre en Syrie, qu’elle a proposé de traîner le président russe devant la Cour internationale de justice, vous pouvez imaginer que l’atmosphère n’est plus la même. Ils se parlent sans doute. Mais est-ce que c’est la même franchise, la même négociation ? Je doute ».
La question syrienne
Le 7 octobre 2016, à l’ONU, la Russie a utilisé son veto contre le texte appelant à la cessation des bombardements sur Alep, proposé par la France. Ce veto empêche de fait l’adoption du texte. Quelques semaines plus tard, Vladimir Poutine a décidé d’annuler sa visite initialement prévue en France le 19 octobre. Le président russe a annoncé qu’il rencontrerait son homologue français quand il sera prêt, alors que François Hollande souhaitait organiser une réunion sur la Syrie en présence du président russe. La réponse de François Hollande n’a pas tardé : il s’est dit «prêt à rencontrer à tout moment» Vladimir Poutine «pour faire avancer la paix».

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Le président socialiste est connu pour sa position jugée trop intransigeante vis-à-vis de la Russie, soutien du régime syrien de Bachar Al-Assad. Le candidat de la droite à la présidentielle d’avril François Fillon prône, quant à lui, une réorientation des relations avec Moscou, également souhaitée par le parti d’extrême droite Front national.
Cependant, malgré les désaccords existants, lors de son discours de 12 janvier, François Hollande a déclaré que La Russie est « un partenaire pour la France, du fait de l’amitié ancienne entre nos deux peuples et des intérêts que nous partageons. J’ai eu à de nombreuses reprises à rencontrer Vladimir Poutine et à lui parler pour évoquer l’ensemble des crises. Je n’ai jamais pensé qu’il soit possible de se passer de la Russie pour apporter une réponse à ces crises ».
Guerre civile syrienne

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La guerre civile syrienne ou révolution syrienne est un conflit armé en cours depuis 2011 en Syrie. Elle débute dans le contexte du Printemps arabe par des manifestations contre le régime baasiste dirigé par le président Bachar el-Assad.
De nombreux belligérants participent au conflit. L’opposition politique en exil forme le Conseil national syrien (CNS) en 2011 puis la Coalition nationale des forces de l’opposition et de la révolution (CNFOR) en 2012. Parmi les multiples groupes insurgés, l’Armée syrienne libre est le premier mouvement à mener la rébellion, mais il est supplanté en 2013 par des
brigades islamistes sunnites, telles que Ahrar al-Cham ou Jaysh al-Islam. Les mouvements rebelles sont soutenus par les pays du Golfe et l’Occident, et particulièrement par l’Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar et les États-Unis. Le régime syrien bénéficie quant à lui des renforts du Hezbollah et de brigades islamistes chiites irakiennes et étrangères, ainsi que du soutien militaire de l’Iran et de la Russie.
L’intervention militaire de la Russie en Syrie a lieu durant la guerre civile syrienne, et répond à la demande officielle du président syrien Bachar el-Assad d’« aide militaire », en date du 30 septembre 2015, auprès de la Russie. Il s’agit de la première intervention militaire de la Russie en dehors des frontières de l’ancienne Union soviétique depuis la guerre d’Afghanistan (1979-1989).


2 commentaires
Très bonne analyse d’Alexandre ORLOV qui résume bien la situation , la balle est dans le camp de la France qui a plus à perdre qu’à gagner à maintenir des relations frileuses avec la Russie.
Bien sur qu il faut entretenir de bonnes relations avec la Russie c est un pays ami et les habitants sont du meme continent que nous .